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« IL NE FAUT RIEN LÂCHER POUR LA SUITE »

Après une première partie tactique, le dernier bord, au retour du Fastnet, a fait la différence pour les concurrents de la 51e Solitaire du Figaro. Loïs Berrehar, arrivé second sur cette étape, a montré son potentiel.

© Jean-Marie Liot

La première étape de la Solitaire du Figaro – un aller-retour de 642 milles via le Fastnet au départ de Saint-Quay-Portrieux en baie de St Brieuc – a été éprouvante pour l’ensemble de la flotte avec un parcours tactique d’entrée jeu qui a contraint les concurrents à manœuvrer sans relâche pour bien se placer. Et c’est sur le dernier tronçon au retour du Fastnet que les options des uns et des autres ont été payantes, comme ce fut le cas pour Loïs Berrehar ( Bretagne CMB Performance) qui termine 2e. Une très belle performance même si les écarts restent serrés au classement. Il nous livre ses impressions.

« Cette première étape s’est plutôt bien passée pour moi, confie le jeune navigateur de 26 ans, j’étais très à l’aise sur la dernière partie du parcours au vent de travers avec des conditions assez musclées et établies. On s’est élancé dans une véritable course de vitesse au reaching où j’ai pu doubler 13 bateaux. J’étais très content de la performance de mon bateau sous grand-voile haute, génois et gennaker North.

«Je constate, depuis que je me suis intéressé au 3Di lorsque la classe Figaro a permis l’introduction de la membrane filamentaire, qu’on gagne en performance avec ce matériau même sur des plus petits supports comme le Figaro. C’est d’ailleurs ce que j’ai pu observer sur ce dernier bord au retour du Fastnet, où mon bateau avançait bien.

« C’est toujours agréable de faire un podium sur une étape en Solitaire du Figaro, car ce n’est pas évident. Cela dit, comme c’est une course sur un temps cumulé et qu’il y a peu d’écart au classement général, on ne gagne pas beaucoup de temps et il ne faut donc rien lâcher pour la suite. »

La prochaine étape aura lieu ce dimanche. Mais l’heure n’est pas au repos pour les Figaristes.

« On reste dans notre course, poursuit Lois Berrehar. Le relâchement, ce n’est pas pour tout de suite. Je reste proche de mon bateau et je ne m’éparpille pas. Dès le lendemain de notre arrivée, on regarde la météo, on réfléchit à la stratégie, on prend la température pour être prêt. La seule chose qu’on s’autorise, c’est de dormir un peu et de faire le maximum de kiné et d’étirement, car ces bateaux restent physiques. Mais sur le plan mental, on ne se repose pas. Il faut déjà être dans la prochaine étape et savoir comment on va performer. »

La deuxième épreuve de la Solitaire (un parcours plus court de 404 milles) partira de Saint-Quay-Portrieux et emmènera les 35 skippers vers le phare de Wolf Rock dans le sud-ouest de la pointe de la Cornouailles, puis en passant par Étretat avant de finir à Dunkerque.

© Thomas Dérégnieaux