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DÉFI AZIMUT, DERNIER TOUR DE CHAUFFE AVANT L’ÉPREUVE GRANDEUR NATURE

À moins de deux mois du départ du Vendée Globe, les skippers IMOCA vont saisir la dernière chance de se mesurer dans un ultime tour de chauffe, le Défi Azimut.

© Yvan Zedda / Défi Azimut 2019

La der des ders pour les skippers engagés dans le Vendée Globe, c’est le défi Azimut, une compétition née au cœur de la Lorient Sailing Valley en Bretagne, berceau de la course au large, de la technologie et « pépinière de compétences » comme le souligne Jean-Marie Corteville, créateur du Défi Azimut et président de la société lorientaise Azimut (solutions numériques).

Cette confrontation en mode course avant le grand tour du monde partira de la rade de Lorient ce mercredi 9 septembre et rassemblera une flotte de 20 IMOCA dont 15 foilers.

Jérémie Beyou (Charal, tenant du titre), Thomas Ruyant (LinkedOut), Kevin Escoffier (PRB), Clarisse Crémer (Banque Populaire), Louis Burton (Bureau Vallée), Charlie Dalin (Apivia), Armel Tripon (L’Occitane en Provence), Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) ou encore Alan Roura (La Fabrique), Romain Attanasio (Pure – Best Western), Fabrice Amedeo (Newsrest Arts & Fenêtres), Giancarlo Pedote (Prysmian Group), Isabelle Joschke (MACSF), Sébastien Simon (Arkea-Paprec) comptent parmi les concurrents de la 10e édition du défi Azimut et sont équipés North.

© Yvan Zedda

Que ce soit à bord de leur monocoque toute dernière génération ou plus ancien, les skippers IMOCA sont impatients d’en découdre sur l’eau après les chantiers d’été et la reprise des entraînements. Ils disputeront trois épreuves majeures sur cinq jours de compétition :

  • Des runs de vitesse en équipage pour tenter d’établir le meilleur chrono. Plusieurs tentatives possibles (entre 2 et 4) pour chacun des équipages composés au maximum de 8 personnes.
  • Une épreuve de 48 heures en solitaire, longue d’environ 500 milles, avec un media man/woman embarqué(e) à bord pour permettre au public de vivre le quotidien des marins.
  • Le record du tour de l’île de Groix en équipage réduit. Record détenu par Vincent Riou en 2015 qui a parcouru 17 milles en 1 h 8 min et 10 s.

Ce format de course varié et intense permettra d’évaluer la performance en vitesse des bateaux, mais aussi de mesurer les différences technologiques. Car derrière l’enjeu sportif, c’est aussi un enjeu technologique. D’où, cette année, l’attention portée sur les foils et le comportement des foilers face aux bateaux à dérives qui continuent toujours de faire leur preuve, tout comme sur le choix des voiles aussi primordial que le réglage des foils, notamment au reaching et au portant.

© Yvan Zedda

Cette course de haut niveau offre aux équipes en lice l’occasion de procéder aux dernières vérifications, d’effectuer les derniers réglages et de valider des choix avant le grand show. Elle va également permettre aux navigants, qui n’ont pas pu se confronter lors de la Vendée Arctique en juillet dernier, de remettre carte sur table et d’évaluer leur niveau.

Créée à l’initiative de la classe IMOCA, qui regroupe les skippers du Vendée Globe, et de la société Azimut, le Défi Azimut a pour vocation de combiner performance, innovation et stratégie, trois ingrédients clés, à l’image de ce que véhicule la Sailing Valley. Depuis son lancement en 2011, elle ne dément pas son succès et a rassemblé plus de 70 marins, dont les vainqueurs de compétitions majeures.

Elle sert de répétition générale avant les grandes transats qui rythment le calendrier nautique selon les années, la Jacques Vabre et la Route du Rhum, et le prestigieux rendez-vous quadriennal, le Vendée Globe.

« À chaque fois que les Kiwis, les Australiens ou les Anglais passent ici, ils sont impressionnés. Le Défi Azimut est à la hauteur de Lorient qui est devenu le centre mondial de la course au large », commentait le skipper malouin Kevin Escoffier (PRB), 2e de l’épreuve des 48 heures en 2019.

© Yvan Zedda