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SPÉCIAL VENDÉE GLOBE – ÉPISODE 2

L’envol des IMOCA

Le Vendée Globe est une course exclusivement réservée aux IMOCA, des voiliers monocoques de 60 pieds (18,28 mètres). Cette classe Open, c’est-à-dire ouverte (à l’inverse d’une classe monotype), octroie aux architectes une grande liberté de conception pour imaginer les bateaux de demain. Un riche terrain d’expérimentation qui a vu apparaître récemment des innovations radicales telles que les foils. Ces ailes placées de part et d’autre de la coque fournissent de la puissance, réduisent la traînée et propulsent le bateau au-dessus de l’eau à des vitesses impensables par le passé. Alors qu’au premier Vendée Globe en 1990, le vainqueur de l’épreuve Titouan Lamazou bouclait son tour du monde en 109 jours, en 2016 lors de la dernière édition, Armel Le Cléac’h mettait 74 jours, soit 36 jours d’écart. Aujourd’hui en 2020, les IMOCA de dernière génération sont capables de maintenir des vitesses au-delà de 25 nœuds (jusqu’à 8 nœuds plus rapides que la génération précédente) et peuvent atteindre une vitesse de pointe allant jusqu’à 40 nœuds. D’après les prédictions, le finaliste de la 9e édition pourrait boucler le Vendée Globe en moins de 70 jours.

Dans le deuxième épisode de notre série « Spécial Vendée Globe », le navigant et conteur Loïck Peyron fait le point sur l’évolution des bateaux IMOCA qui a été phénoménale grâce aux avancées technologiques et à l’apparition de nouveaux matériaux ainsi que de leur mise en œuvre, notamment le carbone. Les bateaux sont de nos jours plus légers, plus rapides et plus fiables. D’ailleurs, leurs méthodes de fabrication se rapprochent de celles du secteur aéronautique. « Nous utilisons les mêmes termes, les mêmes formules mathématiques et les mêmes outils de prédiction et de simulation que ceux des avions », souligne Loïck Peyron. De manière générale, « les vitesses des bateaux ont été multipliées par quatre en quarante ans. »