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LES MINI : UNE CLASSE ÉVOLUTIVE EN PLEINE EXPANSION

Julien Texier, notre responsable des projets Mini en France, fait le point sur cette classe.

© Benjamin Sellier / Wind4Production

« La classe Mini 6.50 a pris de l’ampleur en quelques années avec un nombre toujours croissant de participants aux régates annuelles sur le circuit, observe Julien Texier, expert de la classe Mini 6.50 chez North Sails. D’ailleurs, pour la Mini Transat cette année, le comité de course a accepté six concurrents supplémentaires en raison d’une forte demande.

Véritable porte d’entrée de la course au large

« Être skipper de course au large est un métier qui fait rêver de nombreux jeunes amateurs passionnés de voile, français comme étrangers. Et pour réaliser ce rêve, la véritable porte d’entrée, c’est la Mini Transat qui reste l’épreuve en solitaire la plus accessible avec des budgets abordables. En interne, notre sailmaker Basile Gautier, 19 ans, s’engage lui aussi l’année prochaine sur le circuit Mini avec pour objectif la Mini Transat 2023. En fonction des performances et de leurs ambitions, les marins montent en classe supérieure, car les skippers de Mini 6.50 d’aujourd’hui sont ceux des class40 et des IMOCA de demain. »

Cet engouement de prétendants s’explique également par l’ouverture, le développement et la qualité de plusieurs pôles de formation en France (Lorient, Concarneau, La Rochelle, La Grande Motte, Ouistreham) comme en Espagne ou en Italie. « Le niveau des coureurs est en évolution constante, poursuit Julien, et les entraînements sont comparables à ceux donnés en Class40 ou en Figaro Beneteau.

© Mini Transat Eurochef 2021 /Vincent Olivaud

Proto et série, deux catégories aux motivations différentes

« On observe également que les bateaux série occupent une place de plus en plus importante. On totalise 65 série pour 25 proto cette année. On est un peu loin de l’essence même de la Mini qui véhicule l’image du jeune marin bricoleur, qui sait tout faire et qui construit son proto, un bateau unique. Mais aujourd’hui, les coureurs font le choix de passer plus de temps à perfectionner leurs compétences sur l’eau et à naviguer plutôt qu’à bricoler sur le chantier, ce qui explique le nombre de bateaux série à la hausse et le niveau de compétition plus relevé. C’est une classe qui se professionnalise avec des bateaux que les skippers prennent en main rapidement et qui nécessitent moins d’entretien courant qu’en proto où les marins s’essayent davantage à l’optimisation de leur Mini en termes de conception de coque, de gréement, de voiles et de foils. Les raisons et motivations ne sont pas les mêmes forcément pour chaque marin. Cela dit, cette tendance devrait s’équilibrer avec le lancement de 10 proto l’année prochaine sur le circuit.

Une classe évolutive

« C’est en même temps une classe très évolutive qui fait office d’excellent terrain d’essai technique pour les bateaux de plus grande taille, et à moindre coût. Les premiers foils sur les coques de Mini sont apparus en 2017 avant les IMOCA. Le premier scow – qui a d’ailleurs gagné la Mini Transat —, c’était il y a 10 ans en 2011, et la première quille basculante qui date de 1991, on la doit à Michel Desjoyaux. » Sur cette 23e édition de la Mini Transat, on ne compte pas moins de 12 architectes différents de la catégorie prototype, ce qui laisse libre cours aux innovations de demain. Si ce circuit constitue un réel tremplin pour les jeunes navigants, il offre également une belle occasion de s’illustrer pour les jeunes architectes.

Côté voile, North Sails a équipé près de 25 pour cent de la flotte, un très bon chiffre reconnaît Julien compte tenu de la forte concurrence. « En quatre ans, notre part de marché est passée de 2 à 25 %. L’expertise que l’on a dans ce secteur, la volonté d’avancer pour innover sans cesse et l’efficacité de nos produits apportent une vraie valeur ajoutée aux projets de nos coureurs.

« Il est vrai que la jauge restreint certains tissus de voiles, mais notre 3Di polyester a l’avantage d’être fiable, léger et avec une tenue de forme dans le temps inégalée grâce à un processus de fabrication abouti et de haute technologie.

Nous avons également centralisé la mise en place des projets en France avec une gestion des ressources plus harmonieuse entre chaque loft en Europe, ce qui est un véritable atout pour les coureurs européens. »

Julien, l’expert en la matière

Les mini 6.50 est une classe que Julien Texier connaît particulièrement bien pour avoir occupé pendant plus de 15 ans des postes de sailmaker et designer de voiles de Mini avant de rejoindre l’équipe de North Sails à Vannes en 2016 en tant que technico-­commercial et responsable projet pour cette classe.

« À mes débuts chez North, j’ai tout de suite et naturellement proposé de prendre en charge cette classe peu développée au sein de la voilerie et j’ai eu carte blanche.  J’ai mis en place un réseau et apporté mon expertise de sailmaker/designer. Je suis accompagné d’un bureau d’étude très performant qui me permet de tester toutes les idées qui me traversent l’esprit. »

Avec cette double casquette, Julien offre un fort potentiel au sein de son équipe. Et nombreux sont les coureurs qui lui ont fait confiance comme Ambrogio Beccaria (vainqueur en série de la Mini Transat 2019) et Axel Tréhin (2e en proto, 2019), et cette année pour n’en citer que quelques-uns, Melwin Fink, Basile Bourgnon, Alberto Riva, Léo Debiesse, Giammarco Sardi, Fabio Muzzolini et Irina Gravecha.

Passionné et à l’écoute, Julien aime le contact sur le terrain et va à la rencontre des marins. « Je prends beaucoup de plaisir à échanger et à discuter avec les navigants, sur les pontons ou à bord. Mon objectif est de développer un jeu de voiles qui répond le mieux à leurs exigences de performance. »

Contact: julien.texier@northsails.com